30 juin 2009
Compter fleurettes
29 juin 2009
Tracteur daltonien
D'après le sujet proposé par Robert. Découvrez les autres interprétations sur le blog commun des mousquetaires... et revoyez le film de Lautner... Il a mal vieilli mais Préboist sur son tracteur est toujours irrésistible ! (à déguster sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=dcnCTkAB-xY )
28 juin 2009
Le Mont Blanc
27 juin 2009
Croisse Baulet
26 juin 2009
Dans les parages du mont de Vorès
25 juin 2009
Coeur sauvage
24 juin 2009
Le confort, c'est tout relatif !
Acte 1
Coup de fil.
« Bonjour, cher monsieur, j’ai bien l’honneur de parler à Mr ****** ? Mr ******, j’ai le plaisir de vous annoncer que vous avez gagné... blablabla… superbe appareil photo numérique… blablabla… les magasins Schtrompfeutzi qui viennent d’ouvrir leurs portes… blablabla… sans obligation d’achat… blablabla… qu’à venir chercher vos cadeaux… blablabla… »
Poliment et patiemment, je décline l’offre, premièrement, parce que je ne suis pas intéressé, deuxièmement, parce que je n’ai pas le temps, troisièmement… parce que je ne suis pas intéressé, ce qui me semble un très bon argument.
« Mais mon cher monsieur, blablabla… aucune obligation… blablabla et reblablabla et rereblablabla… »
D’habitude, je finis par devenir un poil désagréable, histoire d’être très clair, mais là, je ne sais pas… peut-être l’acharnement de cette pauvre fille, sûrement payée à coups de lance-pierre pour faire ce job à la noix de cajou, à essayer de me convaincre de venir voir ce magasin où je n’ai que faire, ou l’envie de m’amuser, une fois de plus, à jouer les pigeons… je ne sais pas… mais je finis par céder.
« Vous me garantissez, cher monsieur, que vous viendrez bien chercher votre merveilleux lot au magasin Détrabignoule la semaine prochaine ? Parce que les lots sont nominatifs et envoyés spécialement pour vous ! Et, maintenant, cher monsieur, afin de pouvoir participer au grand jeu organisé par notre magasin, je vais vous demander de bien vouloir me donner 3 chiffres entre 1 et 9…»
« 666 ! » surgit de moi comme un réflexe. Un nombre diabolique !
Aucune réaction à l’autre bout. Pauvre fille, ils ont dû la lobotomiser avant de lui greffer un téléphone sur l’oreille…
« Eh bien merci, cher monsieur, de blablabla… Biiiip. »
Acte 2
Armé de mes certificats attestant que j’ai gagné un appareil-photo numérique à deux balles et que je vais pouvoir participer au grand concours pour gagner un pigeonnier où dormir, je pénètre dans le magasin Grompitrapoule… Il vient d’ouvrir, effectivement… Trois canapés se battent en duel sur des bandes de moquettes découpées à la tronçonneuse.
On me jauge, on m’observe.
Gominé n° 1 s’avance. Poignée de main un peu molle, un peu moite. Odeur de parfum pour attirer les cruches.
« Bonjour, cher monsieur, vous avez trouvé facilement ? Mais entrez donc ! Mettez-vous à l’aise… Vous êtes venu retirer votre prix, c’est bien normal, il nous faudra juste une demi-heure, trois quarts d’heure pour vérifier le blablabla… »
Je n’écoute déjà plus. Déjà que je n’écoute déjà pas grand-chose d’habitude…
« Ah, désolé, dis-je en jetant mon regard le plus farouche, je n’ai pas une demi-heure… »
Mimique désolée de Gominé n° 1…
« Ah, désolé, cher monsieur, mais pour retirer votre superbe lot, nous avons besoin d’une demi-heure, vous comprenez, c’est une opération commerciale… C’est le dernier jour aujourd’hui… »
Bien sûr que j’ai compris, Gustave… mais malgré l’argument-choc, je n’ai toujours pas une demi-heure devant moi…
« J’ai tout de suite vu à votre regard que vous n’étiez pas du genre à avoir le temps, c’est pourquoi je vous prolonge votre participation au tirage de deux semaines… ! Vous savez quand vous allez revenir ? »
Acte 3
Une semaine après, armé cette fois-ci d’une heure à perdre, je me repointe devant le magasin. Quelques canapés supplémentaires ont fait le déplacement.
J’entre dans l’arène…
Les toréadors ont été remplacés par d’autres. Gominé n° 2 s’avance. De grandes mains flasques, un gros bouton sur le nez, parfumé spécialement pour faire défaillir les mamies…
« Bonjour cher monsieur ! Vous avez trouvé facilement ? Mais entrez donc ! Mettez-vous à l’aise… »
Gagné par le fou-rire, je suis invité à faire le tour et à essayer les canapés pendant qu’on s’occupe d’aller chercher mon lot. Gominé n° 2 rapplique, tenant d’une main mon cadeau tant convoité et de l’autre un grand calepin.
« Vous vous êtes assis dans ce canapé ? Très bon choix ! Certes, ce n’est pas le moins cher, celui-là vaut 7800 euros. Vous le trouvez comment ? Vous avez un canapé chez vous ? Il date de quand ? Et le cuir, vous aimez ? Parce que… blablabla… »
Je n’écoute plus, j’admire… Le piège qui se referme sur moi, le sourire enjôleur, le stylo qui commence à griffonner des prix, des offres, des remises, des références… Aussi efficace qu'un vendeur de voiture...
« Et vous avez des animaux ? Des enfants ? »
Quand il apprend que j’ai les deux, il est aux anges. Les canapés sont garantis anti-taches, anti-animaux car les malins ont eu l’idée d’intégrer un peu de répulsif au poivre entre les couches de cuir, mais je m’aperçois qu’ils ne sont pas efficaces pour repousser les margoulins, puisque j’en ai un assis à mes côtés.
« Et vous faites quoi, sans vouloir être indiscret ? »
« Enseignant. »
Oups, là, j’ai touché un point sensible, je vois les doigts qui se recroquevillent sur le stylo, les babines qui se retroussent un quart de seconde.
« Regardez pas les fautes, alors ! »
Je ne risque pas, je n’arrive pas à déchiffrer le galimatias qu’il a griffonné sur sa feuille.
J’apprends que, même si le canapé sur lequel reposent mes misérables fesses vaut 7800 euros, quand on m’aura tout expliqué, je ne trouverai pas cela très cher, finalement, en fin de compte, finalement… en fin de compte…
« Vous êtes plutôt du genre à payer comptant ou à crédit ? »
« Quand il m’arrive de payer, j’essaie toujours d’être content… »
Petite gêne, Gominé n° 2 se trémousse sur le pouf à 8000 euros.
« Et, votre salon qui a huit ans d’âge, m’avez-vous dit, vous comptez le remplacer quand ? »
« En 2011… »
Je sens poindre une légère exaspération, de la sueur apparaît sur son front.
« Ouah, c’est précis ! C’est une question de finances, alors ? »
Je suis invité à changer de canapé, pour en essayer un très mou puis un très dur, très moche et moins cher. A peine le salaire de toute une vie.
Le vendeur a toujours en main le précieux lot, qu’il trimballe comme une carotte censée me faire baver.
« Bien ! Je vais maintenant aller vérifier les numéros que vous avez donnés au téléphone afin de voir si vous avez été chanceux à notre tirage au sort… »
Le voilà qui disparaît derrière un grand paravent. Je l’imagine ressortant avec une grande cape et une baguette magique, prêt à m’éblouir avec un dernier tour…
Et effectivement, la surprise est de taille !!
Gominé n° 2 reparaît, tenant en main un fichier en plastique qu’il ouvre en faisant des manières, en dissimulant soigneusement les premières pages…
« Alors… vous aviez choisi les chiffres… 666… »
Regard dubitatif… Cela doit bien lui rappeler quelque chose, mais quoi. ? Son neurone tourne, fouillant dans ses souvenirs adolescents… 666…
Je suis aux anges…
« Ah, eh bien non, je suis désolé, vous n’avez pas gagné au tirage… C’était le dernier jour aujourd’hui… »
De reports en derniers jours, on s’y perd !
« Bon, vous êtes content ? »
Oups, une fausse note ! Je saute dessus ! Le vendeur se trémousse sur le canapé à 4000.
« Euh, enfin, content, je voulais dire… euh… Maaaaiiis ! Je vais vous montrer les noms des autres gagnants et ainsi vous pourrez me dire si vous en connaissez… Vous pourriez les appeler pour leur dire qu’ils ont gagné ! »
…
Bonjour le prétexte bidon ! Là, j’avoue que le tour de magie semble partir en cacahuète…
Gominé n° 2 ouvre maintenant en grand le fichier, exposant ces gagnants qu’il avait pris soin de camoufler auparavant comme Harpagon sa cassette.
« Alors, voyons-voir… Mr Moenne-Loccoz… Vous connaissez ? Mr Bottolier, vous connaissez ? »
Un peu mal à l’aise soudain, je me sens comme le résistant aux mains de la Gestapo
« Schnell ! Alors, ces noms ? »
Au bout de la cinquième page… apparaît mon nom… Surprise de Gominé n° 2 !
« Mais... Mais... Mais... Mais c’est vooooouuuuuuussss ???? Mr ****** ????????????? »
Incroyable !
Les bras m’en tombent.
Tandis qu’il s’exclame à hauts cris de la même façon qu’un autre vendeur sur le canapé d’en face il y a vingt minutes (Tous les heureux gagnants ont dû attendre le dernier jour pour venir !), je l’imagine derrière son paravent, glissant avec un regard sournois et gourmand la feuille portant mon nom dans son fichier.
« Vous êtes l’heureux gagnant de… oh !... ah !... un bon d’achat d’une valeur de 2000 euros dans notre magasin, valable… aujourd’hui ! Vous vous rendez compte ? 2000 euros ! C’est une somme qui ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval ! Je vais maintenant aller chercher le directeur du magasin afin de vous le présenter et de faire valider votre bon… Vous êtes content ? »
Tu parles, Charles, si je suis content ! Je ne me suis jamais autant amusé !
Arrive Gominé n° 3, ze big chief, le costard taillé dans le même tissu que les canapés, la cravate ad hoc, le sourire Haddock, l’œil torve et l’air margoulin. Le genre à vous vendre votre propre mère avec une remise de 6,5 % !
« Alors, cher monsieur, vous avez gagné un bon de 2000 euros à valoir aujourd’hui sur les canapés exposés en magasin… J’espère que cela vous satisfait ? »
Sourire carnassier. Il s’assoit en face de moi, les serres sur les genoux.
« Vous avez bien une voiture de 10 ans d’âge et un salon de presque autant ? »
Je vois que Cosette a fait la commission et qu’il a bien relu ses notes. Zut, j’aurais dû dire que j’avais la même 403 que Columbo et que je regardais la télé assis sur un tabouret des années 70 !
« Et vous auriez l’intention de changer votre salon ? »
« Oui, en 2011… »
Là, je vois bien que je le contrarie, ce brave homme. Refuser de lui verser 6000 euros comme ça tout de suite, ça se fait pas. Il doit pas avoir l’habitude qu’on lui dise non. Seul au fond d’un bois avec lui, je m’inquiéterais de savoir ce qu’il garde caché au fond des poches !
« 2011… C’est précis… C’est pas aujourd’hui… »
Tu l’as dit, bouffi !
Sûr qu'il sent que je le prends pour un con… mais finalement… ce n’est que lui rendre la monnaie de sa pièce !
Autant le piège a pris du temps à se refermer, autant la rapidité avec laquelle je suis congédié m’étonne. Gominé n° 3 se tape sur les genoux, me souhaite une bonne journée et disparaît aussi soudainement qu’il est apparu. Gominé n° 2 récupère mes certificats, le fichier magique et le calepin avec les offres hiéroglyphiques, me tend sa main flasque, façon de dire « sans rancune ! » et s’en va plumer d’autres pigeons. Je reste à côté du canapé à 4000 moins 2000, soit 2000. Me voilà réduit à l’état du chewing-gum collé sous la semelle.
Je n’existe plus.
Dieu il y a une heure, insignifiante épluchure l’heure suivante.
Acte 4
Je file au magasin « Le vieux campeur ».
J’essaie quelques paires de chaussures d’alpinisme à 200 euros.
Une vendeuse mignonne et souriante me demande si j’ai besoin d’un conseil. Elle s’en fout pas mal de savoir si je vais acheter quelque chose ou pas. La seule chose qui l’intéresse, c’est que je trouve ce qui me plaît dans les rayonnages.
Eh ben… finalement, ces godasses à 200 euros, je les trouve plus confortables que le canapé à 8000…
Le confort… c’est tout relatif !
23 juin 2009
Tracteur de mousquetaire
Le sujet proposé par le mousquetaire Robert... Les engins sont à rendre pour le 24 juin... Teuf teuf teuf teuf teuf...
22 juin 2009
Avoir les crocs
21 juin 2009
Prestations
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